L’arrivée des vélos en libre-service à Paris inquiète

L’arrivée des vélos en libre-service à Paris inquiète
Le marché des vélos en libre-service ne cesse de se développer à Paris. La ville souhaite limiter l’envahissement des trottoirs en encadrant les entreprises concernées.

La ville de Paris est  très inquiète concernant l’essor des vélos en libre service, elle va imposer entre autres « une redevance pour occupation commerciale de l’espace public ».

 

Durant le mois de Novembre, l’adjoint chargé des transports publics et le chargé de l’urbanisme ont reçu toutes les entreprises souhaitant développer des opérations de vélos en libre service. Attention, on ne parle pas de Velib ici, mais bien de vélos laissés sur le trottoir par les utilisateurs donc des vélos dits « free floating ». Beaucoup d’entreprises souhaite entrer dans ce marché à Paris.

GoBee bike, Indigo Weel, les noms du marché sont multiples… Si vous connaissez le principe de Cityscoot, c’est le même mais avec des vélos. Vous passez par une application pour trouver votre vélo et vous pouvez le déposer ou bon vous semble.

 

Anxiété et appréhension concernant les possibles « épaves » de vélos et des rues « envahies » dégradant la qualité de vie des parisiens

 

La ville de Paris souhaite travailler en amont avec les entreprises concernées pour prévoir toute la partie  de maintenance du service. En effet les externalités négatives sur la vie des parisiens peuvent être multiples. Récupération des épaves, la lutte contre le stationnement gênant etc… Tout cela devra être fixé avec la ville de paris pour que les différents acteurs du milieu respectent leur engagements et respectent la ville.

Certaines entreprises ont déjà opté pour une transparence totale avec les autorités concernées, proposant à la mairie d’avoir des données en temps réel connectées aux vélos. Par exemple une vue sur le nombre de vélos, sur les trajets des utilisateurs, sur la position des vélos en temps réel. Les inquiétudes de la mairie sont fondées puisque l’on a vu en Chine qu’après la création de tels services, de véritables cimetières sauvages de vélos se sont créés un peu partout, défigurant la ville.

Pony Bikes nous rassure en partageant que « le modèle du vélo jetable » n’est absolument pas une option, et que jamais Paris ne deviendra comme ces villes chinoises. En effet pour contrer cet effet, les entreprises telles que Pony Bikes comptent bien optimiser la gestion de la flotte en ne gardant qu’un nombre raisonnable de vélos.

 

 

Que penser de cette nouvelle lubie, et quelles réglementations mettre en place pour éviter la catastrophe?

 

Il est vrai que d’un point de vue écologique, cet effort est positif. C’est un bon signal pour l’essor des moyens de transports actifs et sans pollution dans Paris. Mais il faut contrôler l’impact des externalités négatives.

La mise en place d’une redevance pour occupation commerciale de l’espace public est à l’étude ainsi que divers moyens juridiques et réglementaires qui devraient encadrer l’arrivée de toutes ces entreprises de free-floating.

Il est même dit qu’un licence d’exploitation pour les opérateurs va peut être voir le jour.