Le Louvre s’installe à Abu Dhabi

Le Louvre s’installe à Abu Dhabi

Le projet de la réalisation du Louvre à Abu Dhabi n’est pas récent. Cela fait presque 10 ans que la France s’est engagée auprès des émirats pour l’aider à construire son propre musée au rayonnement internationale. Ce sont plus de 300 oeuvres du Louvre qui vont être envoyé au nouveau musée d’Abu Dhabi pour débuter leur collection.

C’est le prestigieux architecte Jean Nouvel qui est à la tête de ce projet. Il aura fallu attendre une décennie et 1 milliard d’euros pour que ce bâtiment prenne forme. En 2011 l’architecte à du interrompre le projet à cause du Printemps arabe et à la crise économique, puis le chantier à pris du retard à cause des diverses tentions relationnelles entre la France et les Emirats.

Se tenant sur l’île de Saadyat (traduction l’île du bonheur) ce musée de 64 000 m2 est titanesque. Il regroupe plus de 55 édifices blancs inspirés entre autre des médinas. Une coupole incroyable (180 mètres) domine la bâtiment principale et forme une sorte de dentelle métallique.

C’est l’agence France-Muséums ( qui regroupe le Quai Branly, le Centre Pompidou, le musée d’Orsay) présidé par Marc Ladreit de Lacharrière, qui s’est occupée de faire le lien entre les deux pays. Elle s’est engagée à prêter quelques centaines d’oeuvres au Louvre des Sables pour une durée de 10 ans. En échange, Abu Dhabi reversera 190 millions d’euros à la France. Le nom du Louvre fait également parti d’un accord entre les deux pays; 400 millions d’euros en échange du nom pour une durée de 30 ans. Au total, la commission des finances du Sénat à enregistré une somme de 975 millions d’euros, somme qui devra être utilisée pour des investissements pour la France uniquement.

Outre l’aspect financier très important, la délocalisation du Louvre permet un rayonnement au niveau mondial. Ce n’est pas le premier à réaliser cette action; le musée Guggenheim à New-York s’est installée dans la ville de Bilbao dans les années 90.

Cependant ce prestigieux musée soulèves quelques questions, et met en lumière des problèmes évidents. Selon les convoyeurs (responsables du transports des oeuvres) ont dénoncé une précipitation de l’ouverture du musée et un manque de sécurité pour les oeuvres. En effet, la ministre de la Culture est arrivée début septembre à Abu Dhabi pour annoncer que l’ouverture du musée se ferait le 8 novembre, mais les travaux étaient très loin d’être terminés et pour respecter les délais, les ouvriers n’ont pas eu le choix et ont dû faire l’impasse sur certaines normes de sécurité.

Mais il y a plus grave: les conditions de travail des ouvriers. L’ONG Human Rights Watch a publié en 2012 un rapport édifiant sur les conditions de vie des ouvriers clandestins (Népal, Bangladesh). Les ouvriers doivent payer des « frais de recrutement », il ne se font jamais remboursé, les recruteurs confisques leur salaire et leur passeport. Ses ouvriers dorment dans les logements insalubres et n’ont pas d’électricité pour la plupart.

L’AFM (agence France muséum)  à engagé un auditeur indépendant chargé de régler ces graves problèmes. Mais c’est un sujet très délicat, seul le pouvoir politique peut faire pression sur les autorités, seulement aux Emirats Arabes Unis il est formellement interdit de critiquer le pouvoir.

  



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