Qu’est ce que le Yarn Bombing?

Qu’est ce que le Yarn Bombing?

Enlever vous de la tête l’image de la mamie qui tricote tranquillement un joli pull over pour ses petits enfants. Enlever vous de la tête que les graffitis ne sont qu’un acte de vandalisme commis par des jeunes délinquants.

Mélangez ces deux hobbies et cela deviendra un véritable nouvel art nommé le Yarn Bombing appelé aussi le Knit Graffiti (traduction le graffiti en laine).

 

Tout commença avec Magda Sayeg, une américaine qui tenait une mercerie à Houston aux Etats-Unis. Un jour elle décide de recouvrir la poignée de porte de la devanture de son magasin d’un tricot épais et coloré. Ce simple geste connu un succès phénoménale et fait de Magda l’idole du Yarn Bombing. Depuis elle a crée son site où elle répertorie toutes ses oeuvres nombreuses et éclectiques, je vous conseille d’y faire un tour !

Pour la première fois ce sont majoritairement des femmes qui font évoluer cet art comme le rapportait une des figures très importante du Yarn Bombing, Jessie Hemmons.

Elle s’était confié au journal du New-York Times: « Le street art et le graffiti sont habituellement dominés par les hommes. Le Yarn Bombing est plus féminin, c’est comme faire du graffiti avec des pulls de grand-mère ».

Ce mouvement à débuté en Angleterre puis s’est rapidement répandu dans le monde entier.

En France, c’est dans le ville d’Angers en 202 (à l’occasion du festival Artaq) que l’on a pu découvrir en avant première ce mouvement. La ville avait laissé libre court à l’imagination des tricoteuse pour habiller divers éléments de la ville (voiture, poteaux électriques, poubelles, arbres, devanture de magasins…).

Apporter de la couleur et de la poésie à ces villes grises et tristes. Tel est le but de ce nouvel art urbain. Ainsi les rues, trottoirs, maisons sont couvertes de tricots toujours plus colorés et joyeux. Mais le Yarn Bombing remet aussi au goût du jour un loisir trop souvent connoté pour les personnes âgées, le tricot. Ainsi ces véritables artistes habillent nos rues et nous fait presque même oublié leur technique exceptionnelle. Les passionnés de tricots notamment les femmes peuvent enfin s’exprimer librement et faire parti elles aussi de ces « graffeurs de rue ».

Cependant cet art reste codifié au même titre que les graffitis, ils ne sont autorisés que pour des commandes spéciales, il est interdit de décorer la ville comme on l’entend sans une demande particulière de la mairie.



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